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13 Sep

Faut-il être brune pour voyager au Chiapas ?

Publié par Gracianne

J'en conviens, je suis supra silencieuse ces jours-ci, mais entre une chose et une autre, ça court de partout. Il y a d'abord les traductions pour le petit journal de la Côte Oaxaqueña qui me prend du temps. Luz Elena qui s'en occupe a beaucoup de mérite de faire tourner ça toute seule, et je me suis engagée à lui faire les traductions au français gratuitement, histoire de lui donner un coup de main. Ca me fait plaisir de "renvoyer l'ascenseur" à tous ces gens tellement adorables avec nous. Et puis elle me paye à coups de salade de langouste de sa maman, et ça, c'est quelque chose !!!

Sinon, toujours à fond dans Traven et ses mystères. Je viens de recevoir une dizaine de livres du Fonds Economique Culturel de México et je bûche à fond. Là, je commence à devenir incollable sur le sujet, et en vrai, je me régale. J'aime toujours autant étudier, fouiner, enquêter et apprendre. Ce qui m'a permis aussi de découvrir qu'à Arles, existe une maison d'éditions nommée "Les fondeurs de briques" du nom de la revue dirigée par Traven (alors Ret Marut) en Allemagne dans les années 20. Je me suis empressée de leur écrire, on verra bien s'ils réagissent ou pas.

Je travaille aussi beaucoup sur mon recueil de nouvelles. Mon amie Sophie ayant eu la gentillesse de jouer les "critiques éditoriales", elle m'a immédiatement recadré sur certaines erreurs que je n'avais pas vues (ou pas voulu voir), me disant que j'écrivais ce bouquin pour les Mexicains et pas pour les Français. Ce en quoi elle n'avait pas vraiment tort ! Je vais donc enrober tout ça d'une intro, d'une carte, et tout le bazar, ainsi que bien traduire tous les mots, manière que les Français ne me tombent pas sur le poil. Pas étonnant que Traven soit un inconnu ici quand on sait comment les Français ne supportent pas que tout ne leur soit pas apporté sur un plateau. J'ai peu (hélas) de points communs avec lui, si ce n'est cet agacement procuré par mon pays d'origine. Mais d'un autre côté, ça m'a fait du bien, dès le départ du manuscrit, d'être recadrée et envoyée dans une bonne direction.

En fait, comme chaque fois que j'écris un livre, je suis dans la phase un peu torturée où tout ce qui m'éloigne de l'écriture m'agace. Mais où, dans le même temps, quand je dispose du temps nécessaire, ça ne vient pas… Maudite moi !

J'expliquais l'autre soir à un copain que j'aimerais bien disposer de quelques jours totalement enfermée loin de toute distraction, mais aussi loin de toute obligation, et qu'alors, on verrait ce qu'on verrait et que j'écrirais comme une fusée.

Dans les bonnes nouvelles, cependant, je suis retournée au "cahier". A savoir qu'une partie de mon livre sera vraiment manuscrite, et ça, c'est un vrai plaisir. Bon c'est aussi une manière de pouvoir gratter sans me bloquer la nuque devant l'ordi et me retrouver avec des vertiges à la noix. Mais avouons qu'expliqué comme ça, c'est immédiatement moins poétique.

Pour les nouvelles directes de San Agustinillo, pas grand-chose, si ce n'est que nous aurons maintenant une vraie voiture et que nous nous apprêtons à dire "adieu" à "Petit Veau", notre jolie jeep qui ne marche pas. Du coup, je prépare aussi le voyage au Chiapas, de Tuxla Guttierez à San Cristobal de Las Casas, mais la grande question du moment (pour laquelle je vous invite à collaborer à la réponse) est : dois-je me teindre les cheveux pour me fondre dans la masse et mieux profiter du lieu ou pas ? Il faut savoir que le coin est encore truffé de révolutionnaires zapatistes (eh oui), que les Indiens y sont assez "fermés" et que je n'ai pas envie de me faire traiter de "gringa" toutes les cinq minutes. Selon Marieka, je peux envisager un "régé" qu'elle dit… Paraît que ça part en 8 shampoings. A voir… J'attends vos avis. Qu'est-ce que vous demandez là-bas au fond ? Si je compte marcher sur les pas de Traven au Chiapas ? Ah bonne question… Effectivement, je ne vous cache pas que ça me chatouille un peu le neurone et que j'irais bien voir ça d'un peu plus près. On ne peut rien vous cacher…

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Cayette 15/09/2009 09:45

Tu as aussi l'option perruque (j'en parle en connaissance de cause) mais avec la tignasse que tu as, ça va être "hard" de cacher tout ça dessous !! Je suis d'avis de Marieka de te faire un rejet, c'est super facile à appliquer et ça s'estompe vite.
Surtout tu me fais passer une photo, je veux pas râter ça,toi en BRUNE !?! Wahou ! Wahou ! Wahou !

cathy 13/09/2009 23:07

eh oui, tout cela ne tient qu'à un cheveux ! ou plus exactement à une couleur ! Si ce n'est qu'une histoire de couleur, alors courage, sacrifie ta belle toison d'or contre une couleur d'ébène. Après tout ce n'est que temporaire à moins que tu finisses par t'adopter en brune et c'est bien connu les brunes ne comptent pas pour des prunes !

Seb 13/09/2009 22:00

Ma foi, brune aux yeux bleus, ça pourrait donner... Veut voir ça !

Gracianne 13/09/2009 22:04


taratata, j'ai pas les yeux bleus mais VERTS ! non mais ! bon allez, alors un "oui"... au compteur...qui dit mieux ?


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